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Les montures d’un astronome

Il existe 2 grands types de montures :Cherche

  •  La monture azimutale : Elle possède deux mouvements très intuitifs (un premier en azimut et un second en hauteur). Ce sont les petites lunettes qui bénéficient de cette monture ainsi que les Dobson. Mais elles ne permettent pas de compenser le mouvement apparent de la voûte céleste.

 

  • La monture équatoriale : Elle possède quatre mouvements (deux azimutaux pour la mise en station et deux pour le pointage). L’axe d’ascension droite est parallèle à l’équateur céleste. La déclinaison perpendiculaire à l’ascension droite est parallèle à l’axe de rotation de la terre. On trouve cette monture sur tous les types d’instruments.

 

Chaque monture peut être équipé d’une motorisation afin de suivre la rotation de la voûte céleste. Un système de GoTo permettra de pointer automatiquement les objets célestes par le système de motorisation.

La monture Azimutale

La monture azimutale est une monture simple équipant les lunettes d’approche d’un grossissement imposant une certaine stabilité et d’orientation sur leur trépied.

Elle comporte un axe vertical, ou encore axe d’azimut, et un axe horizontal, également appelé axe de hauteur. Cette disposition permet d’orienter facilement l’instrument de visée. Les plus petites lunettes et les télescopes amateurs en sont équipés par défaut, au vu de la simplicité de sa mise en œuvre, la verticale pouvant n’y être qu’approximative.

Sa réalisation mécanique est beaucoup plus simple que la plupart des montures équatoriales.Dobson

Les montures azimutales peuvent être motorisées afin de compenser la rotation de la voûte céleste. La compensation est réalisée par des moteurs et un asservissement informatique, les défauts des deux rotations par rapport aux objets célestes observés, permettant ainsi d’éviter (comme sur la monture équatoriale) la rotation de l’image optique dans le champ observé.

Ce suivi sur les deux axes ne rend pas pour autant la monture directement apte à la photographie du ciel. En effet, quand les mouvements sont compensés en hauteur et azimut, le champ observé tourne lentement et accomplit une rotation complète en un jour sidéral. Pour comprendre ce phénomène, il suffit d’imaginer que l’instrument est pointé vers le pôle céleste : aucun mouvement n’est alors nécessaire en hauteur ni en azimut. En revanche, il est clair que le champ visé tourne apparemment autour du pôle céleste. La platine supportant l’instrumentation peut être mise en rotation afin de compenser cet effet.

Dans sa version non motorisée, ce type de monture équipe les lunettes et les télescopes amateurs utilisés principalement pour l’observation visuelle. La monture des télescopes Dobson est un exemple de réalisation mécanique simplifiée dans ce domaine.

La monture Équatoriale

Une monture équatoriale est un dispositif comportant un axe de rotation parallèle à l’axe de rotation terrestre.

Elle permet de suivre facilement un astre lors de son parcours dans la voute céleste.  La monture peut supporter soit un télescope soit une lunette.

Elle fut perfectionnée en 1774 par Jesse Ramsden.EQ6

Le principe de la monture équatoriale consiste donc à aligner un des deux axes avec l’axe de rotation de la Terre (l’axe polaire). Le dispositif comporte deux avantages essentiels :

  • le suivi du mouvement des objets célestes peut ainsi se faire avec un seul axe uniquement (appelé axe de déclinaison).
  • L’axe de déclinaison opère une rotation de l’instrument autour de l’axe polaire, ce qui compense exactement le mouvement apparent des étoiles (qui « tournent » autour de l’axe des pôles).

La monture équatoriale est constituée principalement d’un axe, dit axe polaire ou horaire ou ascension droite (AD), qui porte l’instrument d’observation (au moyen d’une fourche ou d’une platine munie d’une queue d’aronde). Cet axe est gradué en heures (0-24). L’axe des déclinaisons, perpendiculaire à l’axe polaire, est gradué en degrés (+90° à -90°).

Pour être opérationnelle, la monture équatoriale nécessite un réglage appelé mise en station, qui consiste à mettre en parallèle l’axe polaire de la monture avec l’axe de rotation de la terre (Nord géographique). Pour cela, on modifie l’inclinaison et l’orientation dans le plan horizontal de l’axe polaire. L’inclinaison dans le plan vertical correspond à la latitude du site d’observation. L’orientation de l’axe polaire de la monture doit pointer soit vers le Nord (dans l’hémisphère Nord) ou vers le Sud (dans l’hémisphère Sud).

Lorsque la monture est mise en station, l’axe polaire doit pointer vers le pole céleste qui se trouve à trois quarts de degré de α Ursae Minoris, dite l’étoile polaire dans l’hémisphère nord, cet écart varie lentement avec le temps à cause de la précession des équinoxes. Cela signifie que l’axe polaire de la monture est parallèle à l’axe de rotation de la Terre. Ainsi, la rotation de l’instrument autour de cet axe permet de suivre l’ascension droite de la sphère céleste, et la rotation autour de l’autre axe change la déclinaison.